On veut semer le doute dans l’opinion publique, et nous faire croire que les OGM sont une alternative aux pesticides. Outre les dangers qu’ils représentent pour la biodiversité, l’indépendance des cultures et la menace d’irréversibilité due à la pollinisation, ils n’empêchent pas non plus l’utilisation de pesticides, fournis par la même entreprise que celle qui vend les semences...
En Chine, en Inde, les aléas du coton BT
“En Chine, c’est la culture intensive d’un coton OGM, le coton Bt, qui vient contredire tous les apôtres du miracle OGM. Le coton Bt (qui produit une toxine insecticide synthétisée par le gène d’une bactérie, le Bacillus Thuringiensis, utilisée comme un pesticide) y est cultivé massivement. Et on a pu constater depuis plusieurs années la recrudescence de maladies secondaires comme un virus des feuilles sur ces cultures, obligeant les cultivateurs à utiliser d’autres pesticides.Ceci entraine un surcoût de production (les semences étant déjà plus onéreuses) pour les cultivateurs de coton Bt par rapport aux cultivateurs « conventionnels ».
En Inde, il en va à peu près de même. Malgré les dires de l’ISAAA*, le fameux coton OGM rencontre des difficultés grandissantes avec un déclin marqué de la productivité depuis maintenant 3 ans, la recrudescence d’insectes inconnus jusqu’alors, l’augmentation de l’utilisation de pesticides (augmentation de 25% entre 2006 et 2008).”
* Greenpeace et le groupe "OGM j’en veux pas" propose un éclairage sur un rapport qui vient de sortir. C’est cette semaine qu’a été publié le rapport annuel de l’ISAAA (Service International pour l’acquisition d’applications liées aux agro-biotechnologies). Le but de cette organisation est de faire la promotion des OGM, de vanter la capacité qu’auraient ces technologies pour résoudre la question de la faim dans le monde et de réduire la pauvreté. Mais malgré le ton excessivement positif de ce rapport, il est clair que les OGM sont un échec autant dans les champs que sur les marchés internationaux des semences.



