L’origine du café
Le café est né en Ethiopie, où les forêts abondent en caféiers arabica sauvages et où sa consommation a débuté au cours de la période médiévale. Pendant longtemps, le café a été récolté par cueillette sur les arbustes sauvages. Ce n’est que dans la première moitié du XVIIe siécle que le café apparaît en Europe.La production du café : des conditions climatiques précises :
Le caféier pousse dans les régions tropicales. Il nécessite un environnement humide, une température autour de 32°C et peut pousser à des altitudes jusqu’à 2000m.La nature du sol doit être riche en humus. Pour favoriser le développement du plant, le sol est ensuite enrichi en engrais chimiques, excepté chez les planteurs de café biologique, où on l’enrichit en engrais naturel.
Il existe essentiellement deux variétés de caféiers : l’arabica et le robusta.
L’arabica est une plante qui pousse sur les hauts plateaux d’Amérique latine, d’Océanie et de certains pays d’Afrique de l’Est. Il est sensible et difficile à cultiver, la cueillette des cerises bien rouges, brillantes et fermes doit se faire à la main et en plusieurs passages. La culture de l’arabica est donc est une activité fondamentalement artisanale.
Une culture qui nécessite de la patience :
La plantation de caféier se fait par semence avec une germination entre 4 et 8 semaines en pépinière. Au bout de 10 mois, le plant qui a atteint une taille de 30cm est mis en terre, idéalement à la saison des pluies.
La première floraison a lieu au bout de 3 ans et la récolte peut démarrer après 4 ans. Mais c’est au bout de 5-6 ans qu’elle devient optimale.
A l’échelle mondiale, le café fait vivre environ 125 millions de personnes. Après le « picking », cueillette des cerises, celles-ci sont triées. Ensuite leur première enveloppe est retirée à l’aide d’une machine appelée dépulpeuse. Les grains sont ensuite trempés dans des bacs de fermentation puis lavés à grand courant d’eau. Les dernières traces de pulpe disparaissent. Les grains sont ensuite séchés au soleil selon diverses méthodes propres à chaque pays. Une fine enveloppe – la parche – est alors ôtée. Les caféiculteurs procèdent à une énième opération de tri avant d’ensacher le café. Ainsi appelle-t-on le « café lavé ».
Quelle que soit la méthode de récolte, 100 kilos de cerises mûres produisent de 12 à 20 kilos de café vert, prêt à l’exportation.
Le café certifié biologique
Pour qu’un café soit reconnu biologique et puisse avoir le logo AB, il faut qu’il remplisse différents critères définis dans un cahier des charges.Un café biologique doit avant tout être issu d’une plantation exempte d’engrais organofluoré depuis 5 ans. Seuls les engrais organiques sont autorisés. Par ailleurs, aucun traitement par pesticide de synthèse ne doit être pratiqué, de la floraison à la maturation des fruits et lors du transport.
Il existe différents contrôles à chaque étape, de la culture à la commercialisation, effectués par des organismes officiels et indépendants pour offrir toute les garanties sur la qualité biologique des produits (exemple : Ecocert).



